Julie Vigneron · Artiste peintre près de Lille
Bienvenue sur mon bout de toile.
Ici, je vous parle de mon travail d’artiste peintre, de la manière dont je peins à l’aquarelle sur papier, dans mon atelier situé dans le Nord de la France, près de Lille.
J’utilise cette technique de peinture traditionnelle pour créer des images figuratives, colorées et inspirantes, qu’il s’agisse d’œuvres artistiques ou d’illustrations réalisées sur commande, avec l’envie de contribuer, à mon échelle, à un futur plus désirable et plus respectueux des limites planétaires.
Cette page est une invitation à mieux comprendre qui je suis, ce qui m’anime et pourquoi je crée, que vous soyez ici par curiosité, par envie d’apprendre la peinture, de collectionner des œuvres, ou de collaborer autour d’un projet artistique.
- Julie Vigneron dans son atelier à 20mn de Lille
Où vis-tu et où exerces-tu ton métier de peintre ?
Je vis dans le Nord de la France, entre la métropole lilloise et la frontière belge, dans un village appelé Camphin-en-Pévèle. C’est ici que je vis, que je peins, que je crée, que j’enseigne et que j’expose.
J’aime profondément ma région d’adoption : l’accueil et la chaleur de ses habitants, le charme de l’architecture en brique, le dialogue entre la campagne et l’ouverture à l’international…
Si mon atelier est ancré dans le Nord, mon travail de peinture, lui, dépasse les frontières : je collabore avec des particuliers, des entreprises, des éditeurs et des institutions partout en France et à l’international.
Es-tu artiste à plein temps ?
Oui.
Je suis artiste-auteur, et c’est aujourd’hui mon unique métier.
Avant cela, mon parcours a été multiple :
10 années de projets informatiques et de reporting en banque,
4 ans de conseil en huiles essentielles à mon compte,
et même un temps, assistante maternelle.
Ces chemins peuvent sembler éloignés de la peinture. Pourtant, ils nourrissent profondément ma posture actuelle.
Être artiste pour moi, ce n’est pas seulement peindre. C’est aussi entreprendre, structurer, communiquer, gérer…
La peinture occupe environ un tiers de mon temps. Le reste est dédié à faire vivre une entreprise artistique alignée avec mes valeurs.
Quel est ton travail en tant que peintre et artiste aujourd’hui ?
Mon activité s’articule autour de 3 axes complémentaires :
La peinture et l’illustration sur commande, pour des professionnels ou des particuliers
Les ateliers artistiques, pour transmettre le plaisir de peindre
La recherche artistique personnelle, portée par un message engagé
La peinture à l’aquarelle est au cœur de mon travail, mais elle dialogue avec d’autres outils, notamment le numérique, lorsque cela sert le projet ou les besoins de mes clients.
Pourquoi es-tu devenue artiste peintre ?
J’ai toujours été attirée par la création artistique. En parallèle de mes autres métiers, j’ai exploré différentes techniques de manière autodidacte.
Mais il a fallu attendre mes 35 ans pour que je m’autorise pleinement à envisager une carrière d’artiste.
J’étais en quête de sens depuis longtemps, à travers le lien à l’autre et le bien-être au naturel.
Un jour, on m’a proposé d’illustrer un projet pour mon activité dans les huiles essentielles. Je me suis autorisée à illustrer.
Pastel sec, acrylique… puis l’aquarelle.
Ce fut une révélation.
Être artiste n’était plus un rêve flou, mais une évidence. Et surtout : être artiste pouvait nourrir mon ambition écologique et humaine.
Peinture et engagement écologique sont-ils compatibles ?
L’art n’est pas toujours perçu comme une activité indispensable. On peut donc questionner son empreinte écologique, sa footprint.
Mais je crois profondément au pouvoir du brainprint : l’impact positif sur les esprits.
La peinture est, pour moi, une manière de nous reconnecter à notre humanité. Un moment suspendu, presque sacré, où l’on se rappelle ce qui compte vraiment. À une époque où les repères vacillent, l’art a cette capacité unique de s’inviter dans le quotidien et de semer des graines de sens.
Mon engagement est donc double :
réduire autant que possible mon empreinte matérielle, et augmenter l’impact inspirant de mon travail artistique.
Comment limites-tu ton impact écologique en tant qu’artiste ?
C’est une démarche en amélioration continue, nourrie par la curiosité.
Matériel artistique : choix des papiers, pigments, gestion des déchets
Quelques exemples :
Je privilégie des papiers aquarelle fabriqués en France, notamment les papiers Arches 100 % coton, grain fin ou satiné, en 300 g/m².
Je réalise également des essais réguliers de nouveaux papiers vegan, afin d’élargir mes options de création.
J’affectionne particulièrement les aquarelles extra-fines de Daniel Smith. J’aimerais, à terme, travailler davantage avec une marque française ; toutefois, Sennelier utilise du miel dans la composition de ses aquarelles, et je m’oriente vers des producteurs ne recourant pas à des produits d’origine animale. Je teste ainsi régulièrement des marques artisanales.
Je ne verse pas l’eau de lavage de mes pinceaux dans les canalisations. Je la stocke dans un bac dédié, ce qui me permet de récupérer les résidus secs et de les déposer en déchèterie après évaporation.
J’upcycle mes chutes de papier et de passe-partout, aussi bien pour mon activité artistique (cartels d’exposition, cartes de remerciement…), que pour un usage personnel (étiquettes, éléments de décoration…)
Expositions : emballages réutilisés, transports mutualisés
Quelques exemples :
J’utilise des pochettes de protection réutilisables Biyomap, en remplacement systématique du papier bulle, un consommable particulièrement polluant.
Pour mes expositions, je privilégie le transport mutualisé des œuvres afin de réduire l’impact des trajets entre l’atelier et les lieux d’exposition, notamment lorsque ceux-ci sont éloignés.
Matériel professionnel : seconde main, reconditionné, rechargeable
Quelques exemples :
Je peins sur une ancienne table d’architecte provenant d’un cabinet ayant fermé ses portes.
Je range mes papiers dans un meuble à plans racheté à un autre artiste, et mon bureau est constitué d’une chute de plan de travail upcyclée.
Mon ordinateur, ma tablette graphique et mon smartphone sont du matériel reconditionné.
J’ai choisi une imprimante sans cartouche, et tous les petits appareils que j’achète sont rechargeables, qu’il s’agisse d’appareils filaires ou équipés de batteries rechargeables.
Prestataires : choix responsables et investissements éthiques
Quelques exemples :
Je m’entoure d’un éco-système de partenaires engagés pour accompagner mes clients :
Je travaille avec un imprimeur local, qui propose des papiers labellisés et est une entreprise adaptée (EA), employant des personnes en situation de handicap physique pour les réinsérer dans le circuit professionnel classique.
Je collabore, au besoin, avec une graphiste spécialisée en éco-conception.
Je prépare également ma retraite en effectuant des investissements financiers respectueux de l’environnement, alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris.
Collaborations : Je favorise les projets avec des acteurs engagés
Marques responsables, institutions culturelles, causes solidaires…
J’aime collaborer avec des organisations qui cherchent à produire mieux, communiquer autrement et toucher leur public avec sincérité.
Elles peuvent s’engager depuis longtemps ou commencer à transformer leurs pratiques.
Exemple : Minuit sur Terre – mode écologique et vegan.Je m’investis également dans des projets à but non lucratif, lorsque la cause me touche profondément.
Exemple : Série Astro pour les 111 des Arts – art et engagement solidaire pour la lutte contre le cancer pédiatrique.
Cette réflexion est alimentée par :
une veille régulière auprès de médias et d’associations engagées,
des formations (Créateurs Rev3, Graphic for Good, Web for Good…),
et des démarches collectives (la Fresque des Nouveaux Récits, YesWeekLean…)
Pourquoi choisir la peinture à l’aquarelle à l’ère de l’intelligence artificielle ?
J’ai un attachement profond au geste, au travail fait à la main, à donner le temps qu’il faut pour bien faire.
Observer une œuvre peinte à la main permet un attachement émotionnel rare.
J’aime les sensations offertes par le processus de création de l’œuvre : l’odeur du papier humide, la diffusion des pigments dans l’eau, la naissance progressive d’un sujet sous le pinceau…
La peinture à l’aquarelle m’invite aussi au temps long, un temps de contemplation, de réflexion, de maturation.
Cela ne m’empêche pas de vivre avec mon époque.
J’utilise les outils numériques lorsque cela sert le projet : pour composer, projeter, adapter ou décliner mes œuvres, notamment dans le cadre de projets d’illustration destinés à l’édition ou aux supports digitaux.
Le numérique devient alors un allié, sans jamais remplacer le geste, la matière et la présence.
Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le métier d’artiste ?
Le regard des autres.
L’expérience artistique est pourtant si personnelle que je ne devrais pas être atteinte lorsque certaines personnes n’apprécient pas, ou minimisent, mon travail.
Et pourtant, dans toutes mes activités, le décalage entre l’investissement fourni et la reconnaissance reçue a toujours été un point sensible pour moi.
Je ne crois pas au talent inné.
Je crois au courage de s’autoriser, au travail patient, à la persévérance.
Dans mon histoire familiale, plusieurs figures artistiques ont choisi de devenir artistes dans une seconde partie de vie.
Leur parcours m’inspire profondément, autant par l’idée que tout est possible à tout âge, que par le chemin parcouru, visible lorsque l’on observe l’évolution de leur travail au fil des années.
Comment as-tu appris la peinture et le métier d’artiste ?
Enfant, je passais presque toutes mes vacances chez mes grands-parents.
Mon grand-père, artiste aquarelliste sur le tard, peignait les paysages de sa région. Il a essayé de m’apprendre, mais je n’aimais pas peindre. Je trouvais la peinture à l’eau trop capricieuse. Je préférais le regarder faire, sans savoir que ses gestes s’imprimaient dans ma mémoire.
Aujourd’hui, je suis largement autodidacte.
J’avance par la pratique, l’observation et l’expérimentation. Et je continue à me former, aussi bien sur le plan technique que dans la dimension entrepreneuriale du métier d’artiste, auprès d’autres professionnels et d’organismes spécialisés.
D’où vient ton inspiration artistique ?
Je crois que nous sommes façonnés par ce que nous regardons, lisons, écoutons.
Je choisis donc mes influences avec soin.
Je peins toujours en musique.
Des artistes comme Thomas Bergersen, Fox Sailor ou Adriel Fair accompagnent mes coups de pinceau et nourrissent mon énergie créative.
Les podcasts, les lectures, les rencontres font aussi partie de ce terreau invisible qui nourrit mon travail de peintre.
Transmettre la peinture et la création : est-ce important pour toi ?
Je suis mère de deux enfants. Je sème, je propose, sans imposer.
Dans mes ateliers artistiques, j’accompagne enfants, adolescents et adultes avec la même intention :
offrir un espace où chacun peut créer librement, avec plaisir, et réussir à déposer sur le papier ce qu’il porte en lui.